J’ai demandé la suppression de mon compte, on m’a ajouté à une newsletter

Depuis septembre, je me suis lancé dans un grand projet : répertorier tous mes comptes en ligne, changer leur adresse e-mail (en assignant un alias à chaque site) et supprimer les comptes inutiles.

Dans ce grand ménage, Conforama fait partie des sites qui m’étaient inutiles. Le 15 décembre, j’envoie un e-mail au service client (ClientWeb à conforama point com) via ma nouvelle adresse (@gnppn.fr) pour demander copie de mes données et la suppression du compte. Il est lié à mon ancienne adresse (@gpepin.fr), mentionnée dans le corps de l’e-mail.

Le 2 janvier, le service client me répond dans une lettre, avec les (maigres) données officiellement en leur possession, et une ligne me garantissant que le compte a été supprimé.

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Nettoyer son compte Twitter, une mesure d’hygiène numérique

Depuis au moins quelques mois, nombre de politiques et de personnalités sont épinglées pour de vieux messages, remontant jusqu’à quelques années. Comme le dit l’adage, les paroles s’envolent, les écrits restent. Leur recherche est même devenue un sport.

Nous écrivons de plus en plus comme nous parlons, la spontanéité et l’émotion comprises. Sur des centaines ou milliers de messages, il y en aura peut-être que nous regretterons. Parce que ce sont les vestiges d’une époque révolue (coucou les kikoo), parce que la parole a dépassé la pensée, parce qu’on a changé de vision sur un sujet ou parce qu’on ne se rendait pas compte du caractère public des propos tenus (avec le chilling effect qui va avec).

Ce phénomène est amplifié par un autre : la porosité croissante entre l’identité numérique et l’identité civile. À mes débuts sur la toile, il y a une quinzaine d’années, il était courant d’utiliser un pseudonyme pour toute présence numérique sauf professionnelle, permettant de voir ses faits d’armes tomber dans l’oubli ou un déni plausible. Aujourd’hui, les réseaux sociaux encouragent par eux-mêmes l’utilisation de son vrai nom (merci Facebook) et les comptes peuvent facilement basculer d’un pseudo à une « vraie » identité, historique avec.

Dans ce cadre, il devient logique de ne pas conserver ad vitam æternam ses vieux messages. Qu’on les assume ou non, il y a peu de raisons de laisser ces vieux écrits publics, sauf si leur maintien en ligne peut servir l’intérêt général. Les supprimer devient donc une question d’hygiène numérique.

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Un mois avec Qobuz, c’est comment ?

Depuis plus de trois ans, j’achète de la musique en « qualité CD » chez Qobuz, un service français qui aime se présenter comme une entreprise par et pour les mélomanes. Il joue sur deux plans : la qualité audio (via une qualité « CD » 16 bits/44,1 kHz et Hi-Res 24 bits) et l’éditorialisation, avec des métadonnées fournies et un magazine musique/matériel audio. Un artisan face aux industriels de Deezer ou Spotify.

Quand j’interrogeais récemment le propriétaire de l’entreprise, Denis Thébaud, qui a repris l’affaire après un redressement judiciaire fin 2015, il me répondait qu’on ne demande pas son nombre de voitures vendues à Porsche. Qobuz vient de sortir Sublime+ à 350 euros par an, une « offre luxe » comme le caractérise très bien Electron Libre.

Après le lancement d’une nouvelle application pour PC et la promesse de versions mobiles revues « fin avril » (actuellement en bêta…), je me suis lancé dans un mois d’utilisation exclusive de l’offre Hi-Fi du service, qui fleure bon l’exception culturelle. Je tiens avant tout à rappeler que j’apprécie beaucoup Qobuz, ses équipes et sa passion.

Bogues et ergonomie

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MélenShack, la base d’images des « Insoumis », aux créateurs (très) discrets

Long billet pour petite enquête. Il y a deux semaines, je trainais sur le subreddit français, à rigoler devant des memes sur Mélenchon. Dans un sujet, j’aperçois un lien vers melenshack.fr, une banque d’images dédiée au candidat, au nom tiré du célèbre ImageShack.

Il s’appuie sur la communication habituelle des « Insoumis » : des memes avec des montages plus ou moins réussis, glorifiant Mélenchon dans un style propre à plaire aux internautes français de Reddit ou aux kheys de jv.com, réservoir historique de ses fans.

En fait, MélenShack semble être devenu rapidement une corde à l’arc de la communication en ligne du candidat. Les premières mentions publiques sont apparues sur Twitter (via des comptes présentant le « ϕ » caractéristique des « Insoumis »), un sujet sur le 18-25, un article de l’Huffpost et quelques mentions sur Reddit. Les comptes officiels de la campagne JLM2017 s’en sont emparés, avec quelques couacs niveau droit d’auteur.

J’ai donc découvert le site il y moins de deux semaines. Il ne date pas de plus. Le nom de domaine a été enregistré par un inconnu le 11 mars, avant d’être mis en marche (hum) sur le week-end. Les premiers jours, il n’avait même pas de page À propos.

Un site viral aux auteurs d’abord inconnus

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Lisons la politique de vie privée de Discord

Coucou,

Aujourd’hui, parlons de Discord, l’application de messagerie qui semble avoir remplacé IRC, TeamSpeak et consorts dans le cœur de beaucoup de monde, surtout du côté des joueurs PC. Un succès qui se mesure aux 120 millions de messages quotidiens que le service se vante d’accueillir. D’outils décentralisés, le choix semble désormais fait de passer à une solution propriétaire américaine.

Comment sont hébergés et protégés tous ces messages ? Bonne question. Y répondre demande juste un petit tour du côté de la politique de vie privée de Discord. Un texte étonnamment clair, qui ne semble pourtant pas avoir été lu par grand-monde.

Voilà un résumé des principaux points :

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À la découverte des VPN

Les réseaux privés virtuels (VPN) sont quelque chose d’un peu abstrait, qui m’apparait souvent comme superflu pour ma consommation d’Internet. Du surf, des vidéos, du jeu, du travail aussi. Rien qui ne mérite de mettre en place un tunnel et de faire transiter toutes mes données par un tiers (autre que mon fournisseur d’accès). Cacher mon IP ? Bof. Contourner un pare-feu ? Je n’ai jamais eu de souci. Passer outre un blocage géographique ? À quoi bon.

Et puis il y a les jours où je me déplace dans des conférences avec plein de gens qui maitrisent l’outil informatique. Comme là. Même en inscrivant tous les participants sur une liste et en interdisant tout scan du réseau, il se trouve toujours quelqu’un pour essayer de scruter ce qu’envoient les autres sur le réseau Wi-Fi mis en place par les organisateurs. Ne serait-ce qu’une fois.

Dans l’absolu, on n’est jamais vraiment sûrs de ce qu’enregistrent eux-mêmes ces réseaux, comme ceux des opérateurs mobiles qu’on affectionne tant en tethering.

Un saut de l’ange en termes de confiance

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L’alternative libre à Gmail, encore une arlésienne

J’ai beau tout faire pour me débarrasser des emails, ils restent indispensables dans mon quotidien, comme dans celui de nous tous. Depuis les révélations Snowden, des tonnes et des tonnes de projets ambitionnent de combattre l’ogre Google et son Gmail avec des solutions libres. Ils ont pour la plupart un double argument simple : un hébergement européen (voire la possibilité d’un auto-hébergement) et un code open source.

La plupart sont en développement, certains sont déjà plus avancés et complets que d’autres… Mais j’ai beau chercher, aucun ne répond à mes besoins. Si encore j’avais des exigences improbables, j’accepterais bien la situation, mais je pense simplement demander ce qu’ils promettent : une alternative crédible à Google, son Gmail et son calendrier, quitte à payer pour.

Quelques critères simples

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